Portrait : Ariane Roques ou la mangeuse éveillée

Portrait : Ariane Roques ou la mangeuse éveillée

Bonjour Ariane, nous sommes honorées que tu aies accepté d’être notre 2ème portrait. Pour nos lecteurs qui ne te connaitraient pas, nous nous sommes dit qu’il fallait tout d’abord te présenter en quelques lignes. Mais en rédigeant cette interview, nous avons réalisé que ton parcours en nécessitait un peu plus. En effet, tu te définies toi-même comme une slasheuse (travailleuse multi-tâches) car tu es naturopathe, coach en alimentation consciente, auteure, commerçante et en ce moment on peut même te retrouver au service chez miss ball* Et avant cela encore tu as exercé dans d’autres domaines (documentaliste, directrice de magasin BIO…)
Mais surtout tu te définis comme une mangeuse éveillée. Alors tu peux nous parler de toi et nous expliquer ce que signifie être un mangeur éveillé ?

Tout d’abord, j’aimerais vous remercier, Marie-Gabrielle et Emmanuelle, de me donner la parole ici. Un plaisir de vous rencontrer et de sentir que nous sommes de plus en plus nombreux à mettre en lumière les parts d’ombres dans notre alimentation ! Merci pour votre implication à partager et à mettre à dispositions des recettes, des informations et des portraits auprès du plus grand nombre.
Je suis Ariane. J’ai 37 ans. Je vis à Aix-en-Provence. En 2009, partie en quête de sens (cette quête se termira-t’elle un jour ? ) j’ai choisi d’entreprendre des études de naturopathie, à Aesculape (13). Je cherchais alors une approche de santé globale (qu’on appelle aussi holistique), ouverte sur l’écologie environnementale, humaine et animale. Trois ans de formation d’une richesse folle ! J’y ai fait des découvertes et des rencontres formidables. C’est à cette période que j’ai pris un engagement écologique très fort celui de ne plus manger ni viande, ni poissons, ni laits animaux. En somme, ne plus manger d’animaux. Au cours de ma formation, j’ai appris qu’ils n’étaient pas indispensables à l’organisme et qu’ils pouvaient même être vecteur de déséquilibre de santé et apporter un état de maladie. C’est un moment de ma vie important parce que je m’interrogeais sur mon écologie intérieure, sur ce que j’acceptais de faire entrer dans mon corps. De quels aliments provenaient mon énergie ? Si ces “aliments” (la viande et le poissons portent aussi la qualification d’aliments…) avaient souffert ou fait souffrir ? Était-il acceptable, pour moi, que certains souffrent pour ma subsistance ? J’ai eu le sentiment de sortir d’un sommeil qui durait depuis l’enfance pour découvrir la réalité qui se cachait derrière mes assiettes. Depuis, je suis devenue une mangeuse éveillée. Aujourd’hui, je pense éthique quand il s’agit de garnir mon panier de course, ma cuisine et mon assiette. Maintenant que je sais cela, je ne fermerai plus les yeux sur ce que je mangerai et je refuserai que la souffrance, quelle qu’elle soit, soit présente dans son assiette.

Pour quelqu’un qui n’aime pas les étiquettes, c’est gagné ! Ton parcours professionnel est riche et diversifié. On sent que tu suis tes envies, tes rêves et que tu ne t’enfermes pas dans un moule. D’ailleurs quels sont tes prochains projets ?

Ne dit-on pas “Le mouvement, c’est la vie” ! Les projets suivent également ce mouvement. Le fil rouge de ma vie se matérialise concrètement à travers des actions en lien avec l’alimentation qui traduisent ma sensibilité écologique. Aujourd’hui, je souhaite accompagner le développement de la cuisine végétale pour qu’elle soit plus présente et surtout qu’elle ne soit pas opposée à la cuisine dite “traditionnelle”. La table et la cuisine sont des moments de partage et de convivialité. Je vis mal ce clivage qui offre encore trop souvent de nos jours des restaurants pour les omnis et des restaurants pour les végétaliens. J’ai à coeur de faire rayonner l’alimentation végétale comme une proposition ouverte à tous, non réservée aux végé ! En vue pour les prochains mois : formation professionnalisante et expériences pour asseoir mon projet et proposer un accompagnement gourmand, sain et bon aux restaurateurs. Et d’autres surprises à venir mais dont il est encore trop tôt pour en parler (Suspens…)

Tu es l’auteure d’un jeu de cartes qui s’appelle « Se nourrir en conscience »** Il s’agit de 40 cartes réparties en 7 catégories : cartes à aimer, cartes à manger, cartes à méditer, cartes à pratiquer, cartes à ressentir et cartes à vivre. Son utilisation est très ludique et permet de nourrir aussi bien son corps, que son cœur ou son esprit. Tu peux nous raconter sa conception et ce que tu souhaites nous transmettre grâce à son utilisation ?
se nourrir en conscience
Trois années se sont écoulées entre la fin de ma formation et la sortie du jeu de cartes. Trois ans durant lesquels j’ai pu mettre en mouvement une partie de mes nouvelles connaissances. J’ai découvert les cercles de paroles, grâce à mon amie Eglantine Brémond, qui animait des cercles à Aix. Elle utilisait comme outils “libérateur de paroles” des cartes issues de différents jeux de connaissance de soi (Je l’ai d’ailleurs invitée à proposer deux méditations dans le jeu que je vous laisse découvrir ou re-découvrir !) J’ai tout de suite aimé les cartes et ce qu’elles apportent aux échanges. Parallèlement, j’intégrais un projet qui réunissait dans un seul lieu des ateliers pour enfants et adultes (dont les ateliers de mon amie Juliette Siozac, Mon Moment Magique). Nos propositions avaient en commun leur forme : le cercle. Je me suis rendue compte qu’un support en matière d’alimentation serait un outil intéressant mais qu’il n’existait alors pas de jeu de cartes à ce sujet. C’est ainsi que l’idée est née. C’était en avril 2015. Un an plus tard, le jeu prenait vie grâce à l’accompagnement de la maison d’édition Le Souffle d’Or qui a toute mon admiration et ma reconnaissance. Dans ce jeu, un florilège de pratiques, rituels et invitations pour revisiter et réinventer sa manière de se nourrir en respectant son rythme, ses envies et ses possibles. Le jeu ne nourrit pas l’estomac seulement, mais aussi le coeur et la tête. Une démarche globale à l’image de la naturopathie à travers 40 cartes pour voyager au coeur de ses habitudes, de son environnement alimentaire, de son écologie intérieure pour vivre une alimentation épanouissante et consciente.

Tu animes aussi des conférences, tu as rédigé également un article dans le dernier numéro du magazine open my mind, et toujours sur le même sujet : l’alimentation consciente. On en vient plus précisément à ce que nous souhaitons mettre en avant par le biais de ton portrait afin de sensibiliser nos abonnés Est-ce que tu peux nous en dire quelques mots et expliquer en quoi il est important d’allier mieux-vivre et bien-manger ?

Tout d’abord, j’ai hâte de vous retrouver le jeudi 19 avril prochain aux côtés de femmes incroyables, Caroline Gloton-Jammet et Nadia Sammut dans un lieu génial L’Essentiel Life Store à Marseille dans le cadre d’une rencontre organisée par Françoise Vernet pour le super magazine Kaizen. La conférence “L’alimentation par le plaisir” sera d’ailleurs suivie d’une dégustation (Inscription sur le site de Kaizen). Vous aurez l’occasion de découvrir mon jeu et même de repartir avec votre carte ! Je tiens à jour un calendrier d’événements sur mon site www.arianeroques.com pour suivre mon actualité.

“Nous sommes ce que nous mangeons”. Les aliments que nous consommons participent à maintenir notre corps en vie et si possible à assurer un équilibre de santé harmonieux. Nous puisons en eux les nutriments dont nous avons besoin pour vivre. Observez comment l’alimentation nous prend plus d’énergie que ce qu’elle nous en apporte. Or, c’est bien l’énergie que nous cherchons en mangeant. La fatigue générée par une alimentation inadaptée aura de nombreuses répercussions, dont certaines manifestations se feront bruyantes et d’autres silencieuses… Bien-manger va nourrir le mieux-vivre. Une alimentation adaptée à nos besoins, consommée en conscience va favoriser un bon état d’esprit, une meilleure estime de soi, une énergie fluide et assurer notre bon équilibre physique et psychique. Notre histoire, notre éducation, notre parcours influencent notre manière de nous alimenter, et nous rendent singuliers à bien des égards. Pour cela, il est bon d’appréhender individuellement son alimentation pour des conseils personnalisés. Les bonnes expériences des uns ne sont pas toujours de bonnes expériences pour les autres. Chacun a la responsabilité de prendre en charge sa santé en adaptant une alimentation personnalisée. Cette démarche nous demande d’être pleinement acteur de l’acte alimentaire au quotidien. Elle nécessite d’aligner valeurs et comportements pour notre mieux-être.

Notre petit doigt nous a soufflé que tu rédigeais actuellement un nouvel opus en partenariat avec Juliette Siozac de Mon Moment magique et dont la sortie est prévue pour septembre 2018. Un outil de développement personnel destiné aux 6-12 ans et même plus. C’est une belle initiative ; penses-tu que les enfants à notre époque ont besoin de plus d’aide pour suivre leur chemin de vie ?

voyageurs du bonheurUn petit doigt qui a de bonnes antennes, dites-moi ! Oui, en septembre sortira le jeu de cartes “Les Voyageurs du Bonheur”, un outil ludique pour accompagner les enfants sur les joyeux chemins de l’autonomie ! Un jeu d’éveil imaginé avec Juliette qui pourra s’utiliser seul (chaque carte délivre un message inspirant et des pratiques associées ) ou en famille (jeu de 7 familles – parce que les grands ont aussi besoin qu’on leur rappelle parfois les basiques du bien-être ;-)). Un jeu à paraître chez mes chouchous les Éditions Le Souffle d’Or. Je citerai Max Magnan et Eva Lutheen, deux artistes formidables qui co-créent avec nous ! Il est certain que les enfants de notre époque ont besoin de plus d’aide, ils ont besoin d’adultes équilibrés et responsables pour les accompagner à chaque étape de leur construction pour devenir à leur tour des êtres conscients et heureux. Certes, aujourd’hui, il existe un vrai marché du bien-être pour les enfants et de très nombreuses propositions sont déjà là. Mais je pense que chacun porte sa propre lumière et ses compétences pour proposer différentes approches. Les enfants ne sont pas tous sensibles aux mêmes mots.carte émotions amour Ils entendent d’ailleurs beaucoup de choses dans la bouche des adultes comme des injonctions à gérer, contrôler, maîtriser les émotions notamment. Il serait bon de revenir à des notions simples : définir une émotions à travers des ressentis, identifier les émotions connues, apprendre à les laisser circuler parce que si les émotions sont là c’est qu’elles expriment un besoin profond.
Dans le jeu on invite les enfants à contacter leur magie, leur pouvoir personnel et à se constituer une boîte à outils à partir de pratiques simples et d’exercices drôles pour accueillir au mieux les mouvements de la vie. L’intention du jeu c’est d’offrir aux enfants, différents outils pour qu’ils se sentent simplement bien. Tout est présent en soi, et c’est cette lumière que nous souhaitons faire briller chez les enfants. Un enfant qui rencontre des difficultés, qu’elles soient relationnelles, physiques ou psychiques saura qu’il a en lui les capacités et les compétences à traverser ces moments pour revenir à un état plus harmonieux.

Nous nous rencontrons aussi afin de te présenter menu-vegetarien.com. Nous avons en effet pour ambition de promouvoir le végétarisme/lisme et ainsi proposer un accompagnement pour celles et ceux qui pourraient se sentir perdus avec l’alimentation végétale. Il y a plusieurs raisons qui peuvent motiver à vouloir changer son mode alimentaire. L’une d’elles est une raison environnementale. Pour reprendre tes propos : « Nous vivons à crédit, sur une planète aux ressources finies » en te voyant si ambitieuse dans tes futurs projets, on du mal à croire que tu puisses être si pessimiste sur l’avenir ?

J’ai une personnalité contrastée, comme chacun. Il y a des jours où je me sens portée par une vague de positivité et d’autres jours, cette vague déferle comme un tsunami où je me dit que l’humanité court à sa perte, que nous manquons de projets de civilisation, qu’à travers nos comportements, nous embarquons les animaux, les végétaux et la planète avec nous. Ce postulat me désole, mais mon impulsion de vie m’invite à porter des initiatives constructives, alignées à mes valeurs et dont le rayonnement ne porte pas que sur ma personne. Dans les choix écologiques que j’ai fait, je parlais plus haut de ma décision de devenir végétarienne il y a près de 10 ans. Aujourd’hui, j’ajouterai dans les plus grandes décisions de ma vie en matière d’écologie, celle de ne pas avoir d’enfants. Cela n’empêche que je me sens très investie à accompagner les adultes de demain, mais pour ma part, je ne suivrai pas ce chemin. Je pense que nos choix d’aujourd’hui ont un pouvoir puissant sur l’avenir. Ce choix repose sur mon pouvoir personnel à choisir ma vie au delà des diktats de la société. Nul doute que les humains aujourd’hui ne sont pas en voie de disparition, et malheureusement, on ne pas en dire autant pour tous les êtres vivants qui peuplent notre planète. Je pense aux oiseaux notamment qui vivent une extinction spectaculaire et irréversible. Alors, oui, penser comme cela peut paraître profondément pessimiste, mais pour moi c’est une attitude optimiste et consciente.

Tu es évidemment également sensible à la cause animale. Tu as même été candidate aux dernières élections législatives pour prêter ta voix à ceux qui n’en ont pas. Rien ne t’arrête ! Où puises-tu toute cette énergie ? Tu vas réitérer l’expérience ?

Oui, quelle aventure ! Je suis hyper fière d’avoir fait partie de cet élan de la société civile et de me présenter comme candidate à des élections politiques. Je ne pense pas pour autant renouveler cette expérience. Je vis mes choix avec ma sensibilité, pas avec des arguments et je pense que pour assurer ces missions là les arguments sont indispensables. Je suis mon intuition. Je recherche la cohérence (pas toujours évident pour des êtres contrastés !). J’accepte ma sensibilité. Je ne pourrais pas dire combien d’animaux meurent chaque jour dans les abattoirs ou ce type d’informations. Je pourrais même les entendre 100 fois, sans que jamais je ne retienne ce chiffre, parce que pour moi, aujourd’hui, même un seul animal souffrant est un argument suffisamment convaincant pour ne pas le manger.

Est-ce que l’on peut te proposer un portrait chinois pour décoder un peu tes envies du moment et te découvrir de façon inhabituelle :
Je confie me livrer spontanément !

Si tu étais un animal, tu serais ?
L’écureuil ! Mon mari qui m’appelle comme cela à cause de mon goût pour les noisettes, les noix, les amandes et tous les autres oléagineux d’ailleurs !

Si tu étais une boisson ?
La “première gorgée” de bière (hello GLU ! ). C’est une boisson que j’adore. Et personne n’en parle mieux que Philippe Delerm dans “La Première Gorgée de Bière et Autres Plaisirs minuscules” (l’Arpenteur 1997) :
La première gorgée de bière. C’est la seule qui compte. Les autres, de plus en plus longues, de plus en plus anodines, ne donnent qu’un empâtement tiédasse, une abondance gâcheuse. La dernière, peut-être, retrouve avec la désillusion de finir un semblant de pouvoir… Mais la première gorgée! Gorgée ? Ça commence bien avant la gorge. Sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l’écume, puis lentement sur le palais bonheur tamisé d’amertume. Comme elle semble longue, la première gorgée! On la boit tout de suite, avec une avidité faussement instinctive. En fait, tout est écrit . la quantité, ce ni trop ni trop peu qui fait l’amorce idéale ; le bien-être immédiat ponctué par un soupir, un claquement de langue, ou un silence qui les vaut; la sensation trompeuse d’un plaisir qui s’ouvre à l’infini… En même temps, on sait déjà. Tout le meilleur est pris. On repose son verre, et on l’éloigne même un peu sur le petit carré buvardeux. On savoure la couleur, faux miel, soleil froid. Par tout un rituel de sagesse et d’attente, on voudrait maîtriser le miracle qui vient à la fois de se produire et de s’échapper. On lit avec satisfaction sur la paroi du verre le nom précis de la bière que l’on avait commandée. Mais contenant et contenu peuvent s’interroger, se répondre en abîme, rien ne se multipliera plus. On aimerait garder le secret de l’or pur, et l’enfermer dans des formules. Mais devant sa petite table blanche éclaboussée de soleil, l’alchimiste déçu ne sauve que les apparences, et boit de plus en plus de bière avec de moins en moins de joie. C’est un bonheur amer : on boit pour oublier la première gorgée.

Si tu étais une cause ?
Celle des “sans voix”. Ma sensibilité et mon amour pour les animaux sont la cause la plus importante de ma vie.

Si tu étais un sentiment ?
La liberté ! C’est une recherche sérieuse que celle de la liberté. C’est également ce que je souhaite à tous les êtres vivants, la liberté de jouir pleinement de la vie.

Si tu étais une devise ?
“ C’est la dose qui fait le poison. “ C’est un adage de naturopathe ! Je l’aime beaucoup parce que je le trouve juste dans de nombreuses circonstances.

Si tu étais un vœu ?
Que la nature soit au centre de nos préoccupations et de nos vies.

Finalement nous pourrions résumer que d’adopter une alimentation végétale va souvent de pair avec une démarche globale pour la planète et ses habitants. Manger vert, c’est aussi s’intéresser à l’écologie, la naturopathie, le zéro déchet… c’est ouvrir son esprit et son cœur, essayer de réduire le plus possible notre impact négatif sur la nature, les animaux, les humains. Mais il n’y a pas besoin de rechercher la perfection non plus. Chacun chemine à son rythme.
Merci Ariane d’avoir partagé avec nous ces quelques confidences. Et si nous devons retenir quelque chose, c’est que notre devoir est de respecter le vivant sous toutes ses formes ! Tu es une personne très inspirante. Pour conclure cet entretien, peux-tu nous dire qui t’inspire, toi ?

C’est une question difficile parce que mis à part la chanteuse Björk, quand j’étais ado, je n’ai jamais vraiment eu de personne qui agisse sur moi comme un phare dans la nuit… Bon, j’avoue, à part mon mari ! C’est une personne très inspirante pour moi. Je suis très admirative de sa personnalité. Il travaille pour les animaux. Il ne les mange pas non plus. Il est une de ces fourmis indispensable à la colonie ! La plupart des personnes qui m’inspirent sont d’ailleurs des anonymes mais qui mériteraient d’être connus ! J’espère que vous ne serez pas frustré.e de ne pas lire une liste interminable de nom ! Ah oui, lui, je veux qu’il figure ici : Paul Watson !

*Miss Ball 10 avenue de Provence 13480 CALAS
**Se nourrir en conscience, Ariane Roques. Editions le souffle d’or

www.lovelyveggie.com
Crédit photo : Laurent Virzi

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